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<title>Benjamin Leroy-Beaulieu</title>
<description>pense que la nature n'est pas un truc inutile.</description>
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<lastBuildDate>Sun, 21 Mar 2010 12:36:54 +0100</lastBuildDate>
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<title>Libéral et Vert</title>
<link>http://benji.blog.24heures.ch/archive/2010/03/21/liberal-et-vert.html</link>
<author>noreply@blog.24heures.ch (benji)</author>
<category>Politique</category>
<pubDate>Sun, 21 Mar 2010 12:30:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Tous les partis politiques ont pour but affiché de trouver un juste équilibre entre l'économie, l'écologie et la politique sociale. Ce qui distingue les vert'libéraux est le point où ils voient cet équilibre; la politique des vert'libéraux a deux caractéristiques: elle est verte et elle est libérale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Être vert signifie être convaincu qu'il est indispensable de vivre dans un environnement (naturel et construit) sain pour avoir une bonne qualité de vie. Cette conviction se base notamment sur deux constats:&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;Une nature en bon état est indispensable pour nourrir la population. Par exemple, le réchauffement climatique cause non seulement la sécheresse, mais également - à long terme - l'immersion de terres qui ne peuvent plus être cultivées.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;La pollution cause des problèmes immédiats de santé (allergies, maladies, malformations) qui peuvent être plus ou moins graves selon que l'on vit dans des sites plus ou moins pollués.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;L'écologie n'est donc pas une fin en soi, mais un moyen - indispensable - de servir l'homme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le libéralisme, en plus d'être une vision de l'économie, est aussi, et peut-être d'abord, une vision de la société. Être libéral signifie avoir la liberté pour valeur fondamentale. Il y a deux raisons de croire que la liberté est une valeur fondamentale:&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;La liberté est un droit. Elle figure d'ailleurs à ce titre dans la charte des droits de l'Homme.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;La liberté est synonyme de richesse. En effet, la liberté engendre la diversité; et la diversité est soit une richesse en soi (diversité culturelle: culinaire, artistique, …) soit engendre de la richesse (diversité marchande ou diversité scientifique par exemple).&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Il n'y a pas de droits sans devoirs et la liberté implique donc une responsabilité. Chaque individu est responsable de la façon dont il mène sa vie et, si l'Etat doit aider les plus faibles à mener une existence digne, il ne doit en aucun viser à une utopique et appauvrissante égalité entre tous les individus. Il ne doit pas non-plus brider les plus forts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le libéralisme ne doit pas être confondu avec la loi de la jungle. La distinction principale réside dans le fait que le libéralisme intègre une règle qui dit que &quot;la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres&quot;. Cette règle justifie notamment l'existence d'un état, de lois, d'une justice et d'une police.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Constatant que la pollution n'est pas une chose qui peut être restreinte à la sphère privée (la pollution se propage et ne connait pas de frontière politique), la règle donnée au paragraphe précédent justifie notamment que l'Etat intervienne dans le domaine de la protection de l'environnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://vd.vertliberal.ch/&quot;&gt;www.vd.vertliberaux.ch&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Un grand canton du Jura?</title>
<link>http://benji.blog.24heures.ch/archive/2010/01/28/un-grand-canton-du-jura.html</link>
<author>noreply@blog.24heures.ch (benji)</author>
<category>Politique</category>
<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 13:53:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Je n'habite pas la région concernée par le sondage du jour de la RSR. Pourtant, la fusion des cantons du Jura, de Neuchâtel et de la région du Jura bernois me concerne quand-même. Elle nous concerne tous.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D'abord, d'un point de vue purement pratique: En fusionnant les cantons de Neuchâtel et du Jura, les romands perdent deux conseiller aux états. Nous réduisons donc notre influence au niveau fédéral.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais il y a plus. En suisse, les frontières politiques ne correspondent pas aux frontières linguistiques. C'est une bonne chose et c'est très important car grâce à cela, les disputes politiques en Suisse ne se font pas (systématiquement) entre romands et alémaniques ou italophones, mais elles sont à géométrie variable. Pour chaque question politique, on peut ainsi trouver dans les deux camps aussi bien des romands que des alémaniques. Si nous nous dirigeons vers une Suisse des régions, avec une grande région qui regrouperait l'ensemble des romands, alors nous nous retrouverions dans le même cas que la Belgique, avec une région wallonne et une région flamande, et les tensions entre communautés linguistiques s'en trouveraient accentuées. Avoir beaucoup de petits cantons, dont certains cantons bilingues, est donc important pour la cohésion nationale de notre pays.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Eurocompatibilité?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vers 13h15 aujourd'hui à la RSR, Jacques Hirt parle d'Eurocompatibilité. Lui pense que, pour être eurocompatible, les cantons suisses doivent se regrouper en régions, pour avoir plus ou moins la taille d'une région européenne.&lt;br /&gt; Il oublie qu'on a toujours besoin d'administrations à tous les niveaux: Pays, cantons, districts, communes. Quand on crée une entité plus grande, on va automatiquement recréer plus tard, au sein de cette entité, des entités plus petites, pour des questions purement pratiques. Considérons par exemple les grandes villes: elles se divisent en arrondissements pour des questions purement pratiques. Et cela n'est pas vrai que pour Paris: Zurich fait la même chose, comme bien d'autres villes à travers le monde. Si nous cherchons dans notre pays une zone ou une entité qui ait la taille d'une région européenne, il n'y a pas besoin d'inventer quelque-chose de nouveau: il suffit de prendre la confédération. En effet, notre pays est comparable, en superficie comme en nombre d'habitants, à une grosse région française (la région parisienne, par exemple) ou un gros Land allemand (la Bavière, par exemple).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En conclusion, que les Neuchâtelois et les Jurassiens de tous cantons fusionnent si ça leur fait plaisir. Mais ne voyons pas la fusion comme la solution à tous les problèmes. Une fusion a toujours des désavantages et il convient de bien peser le pour et le contre avant de se décider.&lt;/p&gt;
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<title>Mühleberg: une décision politique ou pas politique?</title>
<link>http://benji.blog.24heures.ch/archive/2009/12/23/muhleberg-une-decision-politique-ou-pas-politique.html</link>
<author>noreply@blog.24heures.ch (benji)</author>
<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 17:21:21 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Malgré le refus net du peuple vaudois (plus de 64% de non), malgré le refus d'autres cantons, de la ville de Berne et de l'Autriche, Moritz Leuenberger et son DETEC ont décidé d'accorder à la centrale atomique de Mühleberg un droit d'exploitation illimité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans son communiqué de presse, le DETEC précise qu'une &quot;limitation dans le temps peut cependant être définie pour des raisons de sécurité mais non pour des motifs politiques&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au-delà des questions de sécurité sur lesquelles on pourrait débattre longtemps, il y a une chose encore plus absurde dans cet argument: si les motifs politiques n'intéressent pas le DETEC, pourquoi avoir consulté des entités politiques? Les cantons, les communes et les etats sont en effet des entités politiques. Leur demander leur avis pour dire ensuite que les avis politiques ne sont pas relevant est tout-à-fait insolent et indigne d'un organe démocratique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Finalement, cela révèle une chose assez claire: cette mauvaise décision était prise avant que la consultation ne se termine (peut-être même avant qu'elle ne commence) et cette dernière n'a été faite que pour la forme. En ignorant les réponses faite à cette consultation, le DETEC et son ministre font une petite entaille dans notre démocratie.&lt;/p&gt; 
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<title>Police unique: une crise humaine?</title>
<link>http://benji.blog.24heures.ch/archive/2009/09/11/police-unique-une-crise-humaine.html</link>
<author>noreply@blog.24heures.ch (benji)</author>
<category>Vaud</category>
<pubDate>Fri, 11 Sep 2009 10:33:17 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Quand on regarde de qui est composé le comité opposé à la police unique, on s'aperçoit qu'il comporte une large majorité de Syndics et de Municipaux, terrifiés à l'idée de perdre une partie de leur pouvoir: celui de donner des ordres à quelques policiers et de pouvoir choisir ceux qui obtiendront ces postes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; D'après eux, l'acceptation de cette initiative provoquerait une crise humaine. Si crise humaine il y a, ce ne serait certainement pas chez les policiers, qui sont très majoritairement favorables à la police unique, ni pour la population, qui aurait ainsi une police plus efficace pour un meilleur prix, mais bien chez ces syndics, tout déçus d'avoir perdu une partie de leur pouvoir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La question est donc: à quoi attache-t-on plus d'importance: aux pouvoirs des syndics ou à la sécurité et l'argent du contribuable? Pour moi, la réponse est claire: le 27 septembre, il faut voter OUI à la police unique!&lt;/p&gt; 
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<title>Nouvelles Energies Renouvelables: Pari Impossible?</title>
<link>http://benji.blog.24heures.ch/archive/2009/07/02/nouvelles-energies-renouvelables-pari-impossible.html</link>
<author>noreply@blog.24heures.ch (benji)</author>
<category>Développement durable</category>
<pubDate>Thu, 02 Jul 2009 19:12:14 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;La dernière campagne des producteurs suisses d'électricité vise à dénigrer les Nouvelles Energies Renouvelables (NER, c'est-à-dire le solaire, l'éolien, la biomasse, etc). Ce n'est pas un secret: ils l'ont admis hier matin à la RSR.&lt;br /&gt; D'après leur site web, ces énergies sont peu intéressantes, parce qu'elles ne représentent que 2% de l'ensemble de la production suisse. C'est-là une bonne occasion pour se demander pourquoi leur contribution, chez nous, est aussi faible.&lt;br /&gt; Est-ce une fatalité? Bien sûr que non. Il n'y a qu'à regarder ce qui se passe chez nos voisins. Dans l'Union Européenne, les énergies renouvelables représentaient 7.53% de la consommation totale en 2007. Elle atteignaient 31.29% en Suède et 23.41% en Autriche, ce dernier étant le pays qui ressemble le plus au notre au niveau de la topographique et climatique.&lt;br /&gt; Est-ce parce qu'elles coûtent cher? Je ne pense pas que l'Autriche soit un pays beaucoup plus riche que la Suisse. La Lituanie ne l'est probablement pas non-plus et elle a droit, elle, à 29.31% de son énergie provenant des NER.&lt;br /&gt; Finalement, il faut bien l'admettre: si les NER sont aussi peu développées en Suisse, c'est bien par manque de volonté politique. La triste conclusion, c'est que ceux qui cherchent à nous faire croire qu'ils font beaucoup d'efforts pour développer les énergies renouvelables, tels la Romande Energie ou les FMB, n'en font en réalité pas. Qu'on se le dise!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Note: Les Services Industriels Genevois se sont désolidarisés de la campagne en question.&lt;/p&gt; 
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<title>Des panneaux solaires à la place des abris antiatomiques</title>
<link>http://benji.blog.24heures.ch/archive/2009/03/16/des-panneaux-solaires-a-la-place-des-abris-antiatomiques.html</link>
<author>noreply@blog.24heures.ch (benji)</author>
<category>Economie</category>
<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 17:51:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Mardi 3 mars, le Conseil des Etats a rejeté une proposition de l'ex conseiller national Pierre Kohler qui demandait à supprimer l'obligation de construire un abri antiatomique dans chaque nouvelle construction.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il faut dire qu'encore beaucoup de nos politiciens ont fait leurs études à l'époque de la guerre froide. Mais passons sur les questions hasardeuses de géopolitique. Quand on sait que les abris existants en Suisse couvrent 114% de la population, on est en droit de se demander si les nouveaux abris ne sont pas de l'argent jetés par les fenêtres (env. 10'000 francs pour une villa individuelle).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'aurais bien aimé voir la réaction des conseillers aux états si l'on obligeait tous les constructeurs à investir la même somme dans des panneaux solaires. Sans doute auraient-ils considérés cela comme une horrible entrave à notre liberté ou comme une insupportable nouvelle taxe. Et pourtant, avec cette somme, un ménage habitant dans une villa couvre un tiers de sa consommation en électricité ou deux tiers de sa production d'eau chaude. Voilà qui serait autrement plus utile qu'un abri antiatomique dans lequel le vin vieillit mal.&lt;/p&gt; 
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<title>Contre le projet de Bellerive: avons-nous été entendus?</title>
<link>http://benji.blog.24heures.ch/archive/2008/12/04/contre-le-projet-de-bellerive-avons-nous-ete-entendus.html</link>
<author>noreply@blog.24heures.ch (benji)</author>
<category>Urbanisme</category>
<pubDate>Thu, 04 Dec 2008 12:31:38 +0100</pubDate>
<description>
Après le refus du nouveau musée des beaux-arts à Bellerive par les vaudois, on a entendu le conseil d'état se reprocher d'avoir &quot;mal communiqué&quot;. Ce matin, à la RSR, Pierre Keller, défenseur du projet de Bellerive, accusait différent membres du comité référendaire (Isabelle Chevalley, Jacques-André Haury et Pierre Santschi) de ne rien connaître à l'art. Ces réactions sont attristantes, parce qu'elles montrent que, malgré leur défaite, les partisans de l'emplacement de Bellerive refusent d'écouter les arguments des opposants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En effet, regretter d'avoir mal communiqué revient à dire que les votants n'ont pas bien compris le projet. C'est, finalement, les prendre pour des imbéciles et refuser d'admettre qu'il y avait de bonnes raisons de s'opposer à ce projet. De même, accuser les référendaires de ne rien connaître à l'art montre qu'on a pas écouté leurs arguments, puisque, à l'exception d'un seul (l'architecture du bâtiment), les arguments des opposants n'étaient absolument pas d'ordre artistique. Les opposants ont d'ailleurs souvent répété qu'ils sont favorables à la création d'un nouveau musée des beaux arts.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des arguments pour s'opposer au projet de Bellerive, il y en avait pourtant beaucoup. Ils ont souvent été répétés pendant la campagne. On peut bien sûr réfuter ces arguments (mais ce n'est pas ce que font le conseil d'état ni M. Keller), mais une fois que ces arguments ont été défendus par la majorité du peuple, il faut les admettre et en tenir compte pour un futur musée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le conseil d'état, s'il veut que son prochain projet soit un succès, ferait d'ailleurs mieux d'aller au-delà de la simple écoute de ces arguments. Il devrait placer ce musée à un endroit qui soit déjà bien desservi par les transports publics au lieu d'un endroit dont on se contente de prévoir d'améliorer la desserte. Il devrait choisir un bâtiment qui soit esthétiquement intéressant; il n'existe pas de définition de ce qui est beau ou moche, mais c'est se voiler la face que de penser qu'une grosse masse de béton plaît à plus de monde qu'à quelques architectes qui se croient avant-gardistes. Enfin et surtout, il devrait réfléchir à faire un bâtiment qui ne se contente pas de respecter la législation en matière de protection de l'environnement, mais qui soit un véritable modèle en matière d'écologie. 
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